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[à propos]

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    Partant de sujets comme la philosophie, la transversalité artistique, la métaphysique et les sciences, Alexis Rousseau définit plusieurs modes d'image : la peinture, l’art digital, la vidéo, la sculpture et la création scénique. Ses réflexions se nourrissent entre elles pour former un écho général dans son œuvre polymorphe.

 

    Ses peintures interrogent la représentation physique de l’œuvre en réduisant le plus possible sa densité matérielle. Une ligne semble transcender les limites de la toile et de son cadre. Une rythmique structurante, tant répétitive que disruptive, se deploie ainsi entre alternances et tensions.

 

    Résolument intimes, ses peintures monochromatiques ou dichromatiques froissées évoquent un état post-accident, un trauma. Depuis le décès de sa grand-mère maternelle, qui avait développé une forme sévère d’Alzheimer, ses recherches se sont instinctivement orientées vers les questions de la mémoire, de la perte, du souvenir et des traces, de ce qui reste. Comme des ruines qu’il explore et représente par des taches ; comme des ombres, aux contours définis ou flous. Associées à une composition morcelée, ces taches forment un tout qui crée différents paysages mentaux. Il s’inspire entre autres du principe du test de Roschach pour developper son univers. Il est également en recherche de spiritualité et d’équilibre dans son travail, pour peut-être voiler une forme de réalité que la toile drapée vient recouvrir.

 

    L’utilisation de la toile plissée permet de condenser un rapport de vide et de plein, comme si les lignes tentaient de penser à travers les peaux, créant à la fois une réaction quasi épidermique et une mise à distance. Les œuvres tissent ainsi entre elles un terrain nouveau en convocant l’espace et le toucher.

    À travers son travail pictural, il tente d’établir un rapport contemplatif et d’engager une réflexion sociale et politique en opérant un arrêt sur image. Il cherche à arrêter le temps : celui de la surconsommation et de la surproduction. Un instant de contemplation qui permet de se raccrocher à une certaine nostalgie de son prorpre passé pour mieux appréhender le futur et tenter de retrouver un goût de paradis perdu.

 

    Les lignes, les formes, les couleurs, qu’elles soient nettes ou approximatives, fines ou épaisses, initient un véritable travail de structure des toiles dans leur environnement. Cette approche contraste avec celle utilisée dans ses autres modes d’image, notament en termes de spontanéité, qui matérialise le désir de capter un moment et d'en proposer des déclinaisons. Aussi, son travail digital, marqué par les univers cinématographiques de Gaspard Noé et de Stanley Kubrick, lui permet de transcender les concepts de réel, de réalité et de rêve, et de mettre en exergue une dichotomie avec son travail pictural. Nourries de littérature et de cinéma de science-fiction, ses matières, ses textures et ses formes fictives oscillent entre figuration et abstraction. À partir d’une image créée en 3D ou d’un souvenir photographié mentalement, il travaille sur l'instantané en utilisant la peinture, un médium qui permet de figer le temps. Travaillant en petites séries ou en œuvres isolées, sur toîle aprêtée ou non, il transpose l'image en brodant les lumières. 

 

    Les traces et les stigmates du passé sont présents dans ses toiles tout comme dans ses images digitales, comme un tissu de bactéries, de moisissures, qui symbolisent autant la décomposition que la vie et collisionnent avec le minéral, immuable, formant une sorte d’oxymore harmonieux. Sa palette de couleurs organiques - blancs, noirs, bruns - contraste avec une palette qu’il considère comme artificielle d’orange cadmium, bleu outre-mer, roses ou verts, et marque une transformation, un déplacement en cours. Les couleurs jouent alors un rôle de conflit, comme un déchirement, une urgence, un déséquilibre de la toile, allant parfois jusqu’à̀ la recouvrir.

 

    Les notions d’espace et de temps jouent également un rôle prépondérant. L’espace devient le territoire d’une réflexion sur une certaine forme de manichéisme, et plus globalement d’une réflexion sociopolitique sur la fracture sociale et la crise environnementale. Alexis Rousseau tente de questionner l’espace de présentation et de représentation de l’individu et de l’humanité, du macro et du micro, ainsi que l'espace comme intervalle de temps.

Les œuvres d'Alexis Rousseau font parties de collections privées et d'entreprises à Paris, en région, à Londres et à New York

 
 
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